Ecce radix Jesse V Dabit ei

Feast: Dominica III Adventus

Office_part: re

Cantus ID: 006606

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Source: CH-SGs 390, 29

R. from the source, V. synthetic
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dcrochu as of 22/01/2024, plus rsigns and typo standardization
Typo

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Source: CH-SGs 390, 29

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Les bémols à popuLOrum et gloriOsum semblent peu naturels. S'agit-il de l'application mécanique d'une formule ou sont-ils attestés dans les sources de ce R/?
Je pense qu’il faut envisager le traitement de cette formule dans son ensemble, car elle apparaît à plusieurs reprises dans le répertoire. • On rencontre bien le bémol attesté chez les Chartreux (par exemple dans le RESP Multiplicati sunt, à « Deus meus », Graz Université 18/97r), ainsi qu’à Lyon, Musée des Tissus (RESP Juravit Dominus, à « paenitebit eum », f. 408r). Toutefois, ce même manuscrit donne un si bécarre dans le répons mentionné plus haut (f. 71v). • Mon analyse serait cependant incomplète si je ne prenais pas en compte les formules d’intonation des RESP Fuit homo et RESP Induta est caro, qui relèvent de la même architecture mélodique, avec une conclusion en sol–la–sol–sol–fa. Or, dans ces deux répons, lorsque des variantes apparaissent, elles vont toujours du la vers le si bémol. • Il est par ailleurs toujours éclairant de mettre en parallèle des passages relevant d’un même ductus mélodique afin de discerner, par comparaison, l’intention du compositeur. On peut ainsi rapprocher RESP Tollite hinc vobiscum, à « et cum inveneritis », et RESP Memento mei, à « de isto carcere ». Si le bémol est indiscutable dans le premier cas, il l’est également dans le second.
• Il est également intéressant d’observer que, dans cette formule, le Vieux-Romain opte clairement pour le si bécarre. Pourtant, dans cette circonstance précise, le compositeur grégorien s’écarte de son aîné, de même qu’il s’éloigne — plus nettement encore — de son cadet grégorien dans RESP Caecus sedebat, à « ut videam lumen ». • Le cas du RESP Multiplicati sunt est, à cet égard, particulièrement instructif. Dans la version grégorienne, deux formules presque identiques apparaissent à « et dicunt » et à « Deus meus » ; la seconde ajoute toutefois une excroissance mélodique qui fait entendre la tierce. Le Vieux-Romain, par sa formulation même, choisit délibérément le si bécarre dans les deux cas. • J’ajouterai enfin que, dans le RESP Dixit Ruben fratribus suis, le parallélisme établi par le grégorien entre « fratribus suis » et « in puerum » n’existe pas dans le Vieux-Romain.